16 Sep
16Sep

Le verger partagé de Courcy a été créé sur proposition citoyenne du budget participatif de la commune. Il compte une quarantaine d’arbres fruitiers à haute tige  issus de variétés résistantes aux intempéries et adaptées au terroir local.

Cette forme de végétalisation de l’espace urbain, à bonus alimentaire, est un lieu d’agrément et de promenade, qui se mue en espace vert pour la biodiversité, en habitat écologique et en refuge du vivant (obtention en 2024 du label « refuge pour oiseaux » de la L.P.O.).


Pour la période 20025-2026, le  Comité de parrainage recense une soixantaine de bénévoles. Il veille à l’entretien de ce verger (amendement du sol, plantation de fleurs nectarifères, cueillette et partage des fruits afin qu’ils ne pourrissent pas au pied de l’arbre).


Dans le droit fil de la tradition des jardins vivriers, cet espace naturel est un lieu fédérateur intergénérationnel, qui recrée de la coopération dans nos quartiers et permet de conserver un patrimoine génétique  fruitier.

Les parrains et marraines du verger partagé, leurs enfants ou petits-enfants,  retrouvent ainsi le goût du verger et du contact avec la nature…


Au mois de mai 2026, comme les années précédentes,  une fauche sélective et raisonnée a permis de rendre accessible l’accès à la pompe à bras ainsi qu’aux arbres fruitiers grâce à des allées aménagées. La protection du sol fait partie des obligations de la charte des refuges de la Ligue Protectrice des Oiseaux.  Tout au long du sentier de Courcy, les tables et les bancs sont facilement accessibles. Ces coins pique-nique permettront aux promeneurs de profiter pleinement de l’été…


Les espaces enherbés ont été préservés pour maintenir la biodiversité et l’enrichissement floristique du verger.


Chaque membre du comité de parrainage peut retirer du compost organique  sur le site de compostage  le plus proche (bacs du Sicovad, rue de Courcy)  pour améliorer la fertilité des arbres.  La pompe à bras est toujours en capacité de fonctionner. De temps en temps, les canards viennent barboter dans les eaux de résurgence de la mare.


Au début du printemps 2026, une taille légère des branches qui se croisent a été réalisée sur certains fruitiers.

Vers le milieu du mois de mai 2026, un tour de ronde a permis de faire un état des lieux et de vérifier l’état des fruitiers. La plupart d’entre eux  sont en bonne santé : une écorce saine (on a desserré quelques bracelets en caoutchouc), rectitude des troncs sans fissures ou craquelures, charpentes équilibrées.

Le feuillage des abricotiers souffre néanmoins des invasions de pucerons.

Le prunus cerisier « cœur de pigeon » (rangée 10), située à proximité de la table du milieu est complètement sec. Dans la rangée 11, juste à côté, le plaqueminier de Chine (Diospyros Kaki Muscat) montre des signes de dépérissement. Les figuiers aussi (ficus Carica Ice Cristal). Les sols assoiffés pendant les canicules successives n’arrangent rien…

Non loin de la mare, près de la pompe à eau,  la renouée du Japon (une plante herbacée vivace qui colonise rapidement les sols), forme un fourré dense et  s’installe durablement.

C’est une des rares plantes qui permet de nourrir les abeilles en octobre, mais elle peut devenir très envahissante.

Dans le vallon de Courcy, plus de 80 arbustes mellifères ont été plantés autour de ce bassin de rétention des eaux pluviales.

Globalement, ils ont bien résisté. Seuls, 3 ou 4 plants ont dépéri ou séché et un troène a été mis en morceaux, sans doute par un brocard.


Après négociation de la ville d’Epinal avec le groupe Suez et la Communauté d’agglomération d’Epinal (gestionnaires du site), plusieurs ruches ont été installées dans le périmètre du bassin d’orage, en contrebas du verger partagé (accès au bassin avec une clef ouvrant le portillon).


Un piège sélectif à frelons asiatiques a été mis en place à proximité des ruches afin d’éviter la formation d’une colonie. Les frelons sont attirés par l’odeur d’un appât. Ils pénètrent dans le dispositif et, guidés par la lumière, ils se dirigent vers des cages de capture d’où ils ne pourront pas sortir. Les abeilles pourront s’en échapper, contrairement au gros frelon.


vues sur les allées fauchées et les hautes herbes et ci-dessous le prunus rustique coco jaune d’Auguste… (photos du verger prises le 28 juin 2026)


Fin août, une fauche a été réalisée sur le terrain, juste avant les pluies annoncées. 

On observe, début septembre, du côté du parc à chèvres, que deux arbres fruitiers (deux jeunes cerisiers de part et d’autre de la table numéro 1) sont complètement desséchés :

- cerise griotte de Montmorency rangée 1 (Virginie Georgon)

 - prunier Rustica - reine-claude de Bavay dans la deuxième rangée (Meny Frédérique et Isabelle Normand

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